Accueil Djibouti Le khat Les Nomados Le Baroudeur Les photos Sites préférés Livre d'or

Copyright © east.africa 2001

D'hier à aujourd'hui...

    Situé dans la corne de l'Afrique, ce morceau de terre qui deviendra DJIBOUTI en tant que pays, aura suscité très tôt l'intérêt des commerçants français. Anticipant l'ouverture du canal de Suez et souhaitant contrebalancer la présence anglaise au Yémen, la France établit une colonie à Obock en 1862. C'est ainsi qu'en 1884 Léonce Lagarde fut nommé gouverneur de Djibouti. Un port moderne naquit et des Somalis s'implantèrent. En 1896, ce territoire devint une colonie, la Côte Française des Somalis puis, territoire d'outre-mer en 1946. Enfin en 1967 renommée Territoire français des Afars et des Issas.

    Sa superficie ne dépasse pas 23200 km² et sa capitale est la ville de Djibouti.

    L'indépendance fut proclamée le 27 juin 1977. Officiellement République de Djibouti, HASSAN GOULED APTIDON en sera le président jusqu'en 1999. ISMAEL OMAR GUELLEH lui succède et devient le nouvel homme fort de l'état.

 

La ville et la population

    On compte quatre langues officielles qui sont l'arabe, l'afar, le somali et le français. Bien que ce soit une ancienne colonie française, la langue de voltaire est très peu parlée dans la rue laissant place à l'arabe. La religion islamique est largement pratiquée.

La femme musulmane et ses devoirs

    L'instabilité politique intérieure du pays est due en partie, aux querelles entre les deux ethnies principales et rivales : les Afars qui vivent dans le Nord et les Somalis qui eux sont implantés dans la capitale. La population est composée  de réfugiés éthiopiens et somaliens auxquels s'ajoutent yéménites, arabes, pakistanais et européens.

 

Photo flash de la rue     La misère, la délinquance et la dépendance du khat sont les causes principales des petits larcins effectués - selon les sources de la presse locale - par les réfugiés clandestins.

    En ville, le touriste européen est sans cesse harcelé par les vendeurs ambulants ou piégé par les choufs. L'insécurité a gagné la sortie de la ville ; à chaque traversée (obligée) du bidon-ville de Djibouti (le quartier de Balbala) nos véhicules sont accompagnés de jets de pierres, de crachas et d'insultes.

    Quelques agressions ont été dénombrées sur les plages d'Ambado et de Khor-Ambado.

    Le manque d'argent se fait cruellement sentir en ville d'autant plus que les fonctionnaires ont eu un retard de paiement de 6 mois en 1998. Il faut donc éviter d'afficher des objets de valeurs (bijoux, montre, etc.) et prendre soins de ne pas avoir de sommes d'argent trop importantes sur soi. Il est préférable de sortir avec le strict nécessaire.

    Pourtant Djibouti a connu des périodes plus fastes et sans conteste, elle a été une belle ville avec ses arcades bigarrées, ses terrasses couvertes, son marché aux milles senteurs.

    Bien que son architecture reste intéressante, aujourd'hui les murs sont défraîchis par le manque d'entretien. Certains bâtiments tombent en ruines. Les rues sont souillées par des tas d'ordures qui empestent la pourriture et sur lesquels, corbeaux et chiens errants se partagent un bien maigre repas. 

    Dès mon arrivé, j'ai été stupéfait par le nombre incroyable de corbeaux. La ville en regorge à un point tel que les autorités djiboutiennes invitent les chasseurs à les éliminer.

    Terrible contraste entre la misère de la rue et les rutilants véhicules tout-terrains de quelques fonctionnaires djiboutiens hauts placés. Il n'y a que la grâce des femmes djiboutiennes, avec leurs boubous multicolores surmontés de châles transparents, qui a su rester impassible à cette métamorphose.

    Fin 1997, les habitudes des djiboutiens sont désormais perturbées par les délestages électriques d'une centrale à bout de souffle. Un nouveau déclin est entamé.

 

Le climat

   Djibouti jouit d'un climat très chaud, insupportable de juin en septembre avec son vent de poussière qu'on appelle le Khamsin. Il y a une saison plus fraîche d'octobre en avril. La température moyenne annuelle dans la capitale est de 30°C. En principe les pluies sont rares et irrégulières mais l'année 1997 a connu de fortes intempéries.

 

Le relief et la mer

    Le territoire est composé essentiellement de plateaux volcaniques, l'aridité générale se prête mal à l'agriculture. Moins d'un dixième de la superficie des terres djiboutiennes convient au pâturage du bétail. Cependant, certains habitants élèvent quelques chèvres et moutons. On trouve également des chameaux et des zébus. 

    Le pays est traversé par la grande faille africaine. Tout au nord, un massif montagneux culmine à 2200 m d'altitude : c'est le Moussa Ali. En revanche, le lac Assal est en dessous du niveau de la mer (-150 m). Ce relief se prête particulièrement aux excursions. Vu du ciel, les volcans nous offrent des paysages magnifiques. Mes endroits préférés sont le lac Assal et le lac Abbé. Tous les vols en hélicoptère effectués sur le territoire seront mes plus beaux moments d'évasion et de découverte.

    Les récifs de coraux et la faune extraordinaire qui constituent les fonds marins de la mer Rouge font la merveille des plongeurs. Le bleu turquoise des eaux cristallines des îles Muscha, Maskali ou encore des Sept frères (accessibles en boutre au départ du club nautique) en est l'exemple parfait. Pas besoin d'équipement extraordinaire, masque et tuba suffisent pour découvrir et côtoyer le monde du silence. Nous sommes à Arta plage, à 15 mètres du bord il y a environs 4 mètres de profondeur. A cette profondeur, le soleil éclaire suffisamment le fond corallien. A chaque plongée, nous emmenons du pain. Je suis entouré très rapidement par des centaines de poissons aussi différents dans leurs formes que dans leurs couleurs. Les plus hardis viennent manger dans ma main. Certains, comme pour me remercier, se faufilent entre mes jambes. Je sais à ce moment que je vis des moments rares et privilégié. On y trouve abondamment thons, barracudas, mérous, murènes, loches, napoléons, raie-mantas, carangues, tazars ou " king fish ", sans parler des milliers de poissons de coraux... Les variétés de requins sont nombreuses (requins bleus, requins baleines, requins nourrices, requins marteaux et requins tigres. La chasse sous-marine est interdite.

 

L'économie

    Le port de Djibouti représente la seule véritable zone économique d'un pays endetté et au taux de chômage et d'analphabétisme très élevé. L'industrie concerne les boissons non alcoolisées, les laiteries industrielles, la minoterie et le bitume.

    Une ligne de chemin de fer qui semble défier le temps permet de se rendre de Djibouti à Addis-Abeba. Cette ligne est considérée comme un des mythes ferroviaires africain et pour cause : les premiers kilomètres de rails ont été posés en 1897. Comme chaque jour, la vieille locomotive s'apprête à gravir péniblement les 2 000 mètres de dénivelé que forment le désert djiboutien et les plateaux éthiopiens. Inlassablement, elle emprunte les viaducs qui surplombent les oueds subsahariens. La vétusté de la mécanique ne lui autorise pas de vitesse supérieure à 50 kilomètres par heure. Pourtant, chaque année,  un million de voyageurs et 350 000 tonnes de marchandises sont transportées. Le train rythme la vie djiboutienne. Le jour le plus attendu pour les djiboutiens est, sans contexte, le mercredi. En effet, traditionnellement, le mercredi symbolise l'arrivage des fruits et légumes frais en provenance d'Éthiopie.

    Il existe aussi une pêche artisanale. Le poisson est bon marché et les langoustes succulentes.

    La France conserve et entretient un important contingent militaire. Elle y est présente depuis plus d'une centaine d'années. Bien que sa politique militaire a revu à la baisse les troupes pré positionnées en Afrique, elle maintient dans la région environ 4 000 hommes (air-terre-mer) dont une partie à la possibilité d'y résider 2 ans en famille et contribuent grandement à l'économie du pays dans la vie de tous les jours. L'impôt des militaires français est recouvré par l'état djiboutien.

    La majorité des soldats appartient à des compagnies tournantes relevées tous les quatre mois.

    Cette présence militaire est basée sur un accord de défense. En échange, l'armée française dispose, en exclusivité, de l'étendue du territoire pour effectuer des entraînements en conditions réelles. De plus, la plate forme que représente Djibouti est un excellent tremplin en destination des îles francophones que sont Mayotte, Madagascar, Réunion, Maurice et Comores ou des pays du Golfe.

        L'unité monétaire est le franc Djiboutien.

Copyright © east.africa 2001

 

REMONTER

 

Descriptif de la ville et la population, du climat et du relief ainsi que de l'économie