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LES INTEMPERIES

    Jamais on a connu le pays aussi vert avec des températures autant agréables. Fin 1997, de fortes pluies se sont abattues sur Djibouti provoquant des inondations, détruisant une partie du réseau routier et bon nombre d'habitations. Dans la capitale, les rues sont devenues impraticables.

    Ordures ménagères, cadavres d'animaux, fosses septiques débordantes, il n'en fallait pas plus pour que, de ces eaux stagnantes aux odeurs de putréfaction, s'installe l'épidémie de choléra.

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LES DELESTAGES

journ-delest.jpg (60594 octets)    Mes deux années passées à Djibouti resteront, sans nul doute, marquées par les coupures électriques interminables. A bout de souffle, la centrale ne pouvait délivrer qu'entre 1h30 et 4h30 d'électricité par jour. L'incendie de juin 1998 n'a fait qu'empirer la situation. Que de nuits cauchemardesques durant les fortes chaleurs...

    Un commerce de groupes électrogènes s'est alors développé. Les foyers les plus aisés s'en sont équipés progressivement. On en trouvait partout, même dans la rue, propageant une nuisance sonore et une pollution dû aux échappements. Début 1998, selon le journal "La Lettre de l'Océan indien" cet apport électrique représentait entre 12 et 14 Mégawatt.

    Cette situation a perduré jusqu'en décembre 1998 entraînant un autre désagrément, celui de l'eau courante. Il faut savoir qu'à Djibouti la distribution de l'eau se fait grâce à des sur-presseurs électriques. Pas de courant, pas d'eau !

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LE PORT

journ-manne.jpg (70639 octets)    Ne possédant pas d'ouverture sur la mer, l'Ethiopie utilisait jusqu'alors le port érythréen d'Assab pour son transit. En février 1998 naît un gros conflit entre l'Érythrée et l'Éthiopie. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, c'est tout naturellement vers le port djiboutien que les autorités d'Addis-Abeba se tournent. En quelques semaines le trafic explose. Les containers envahissent très rapidement les quais du port. Ce regain d'activités est un formidable coup de fouet pour l'économie djiboutienne. 

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LES CHOUFS

    Bien souvent ces gamins sont issus des immigrés somaliens. En échange de quelques francs, ils vous proposent leurs services. Ils se chargent de porter vos commissions, surveiller ou nettoyer votre véhicule ou encore vous aider à vous garer. Ils travaillent par secteurs. C'est une véritable petite mafia. Votre véhicule risquera d'être vandalisé si vous ne leur en confiez pas la garde !

    Le mieux étant de choisir son chouf en fonction du secteur et de le garder tout au long du séjour. Chaque fois que vous vous rendrez en ville vous n'aurez pas à le chercher, c'est lui qui viendra à vous.

    Prévoyez toujours de la menue monnaie en poche car, quel que soit l'heure du jour ou de la nuit, vous n'y échapperez pas !

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LAC ASSAL

   En quittant Djibouti vers 5 heures du matin, on parvient au lac Assal vers 7 heures. Il n'est guère conseillé de partir beaucoup plus tard ! Du moins en saison chaude car c'est une région où la température peut atteindre 50°. (c'est l'une des plus chaudes de la planète)

    Avant d'arriver au lac bordé de plusieurs volcans, on longe l'immensité du Golfe du Goubeth. Les géologues penchent pour une alimentation du lac, en eau de mer, par voies souterraines en provenance du Goubeth. Le lac Assal est situé en dessous du niveau de la mer (-150 mètres). Sa banquise constitue une réserve intarissable de sel. Difficile de s'y baigner, l'eau en est saturée. (330 grammes par litre)

    Le voyageur sera étonné par cet endroit unique. Les colorations magnifiques varient tout au long de la journée. Mystérieuse alchimie des couleurs; le blanc du sel, le noir de la lave, l'ocre de la terre, l'émeraude intense de la profondeur du lac, le bleu parfait du ciel font, de cet emplacement un lieu magique. C'est une région exceptionnelle du globe. Elle attire les géologues et les vulcanologues du monde. C'est l'endroit que je préfère.

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LAC ABBE

    Lorsqu'on arrive aux abords du lac abbé, on découvre un paysage lunaire. Ce sont les grandes cheminées calcaires d'où s'échappent des fumerolles qui intriguent le voyageur. A certains endroits, il faut faire attention aux sables mouvants. On y trouve bon nombre de sources d'eau chaude aux odeurs de soufre. Le lac est une vaste dépression de 350 km² à une altitude de 245 m au dessus du niveau de la mer. Une importante colonie de flamants roses y réside.

 

Fumerolle : Emissions gazeuses d'un volcan.

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